La phytothérapie

Description, histoire et vertus de la phythothérapie

La phytothérapie, étymologiquement le traitement par les plantes, est une méthode thérapeutique qui utilise l’action desplantes médicinales.

On peut distinguer deux types de phytothérapie :

Une pratique traditionnelle, parfois très ancienne basée sur l’utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement.

Selon l’OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de développement.
C’est une médecine parallèle du fait de l’absence d’étude clinique.

Une pratique basée sur les avancées scientifiques qui recherche des extraits actifs des plantes.
Les extraits actifs identifiés sont standardisés.
Cette pratique conduit aux phyto médicaments et selon la règlementation en vigueur dans le pays, la circulation des phytomédicaments est soumise à l’autorisation de mise sur le marché (AMM). On parle alors de pharmacognosie ou de Biologie pharmaceutique.

Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d’argile, rédigé par les Sumériens en caractère scunéiformes 3000 ans av. J.-C.; Ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.

Déjà les druides de notre vieille Europe (600 ans av. J.-C.), en faisaient un usage courant et n’ignoraient rien des vertus du gui contre la stérilité.

Nos grands-mères savaient utiliser la camomille pour raviver les cheveux blonds, la rose pour éclaircir le teint, la bourrache pour nettoyer.
En effet, les plantes sont riches en minéraux et en oligo-éléments qui sont véhiculés par la sève.

Leurs vertus thérapeutiques sont dues aux principes actifs localisés dans leurs différents organes : Feuilles, fruits, fleurs, racines, rhizomes…

Soif d’équilibre, retour à la nature, il semblerait que tisanes, gélules, huiles essentielles etélixirs floraux n’ont jamais eu autant de succès. Aujourd’hui, on retourne aux sources.

Dans la cosmétologie, on utilise souvent les huiles essentielles, une distillation à la vapeur d’eau des plantes aromatiques pour en extraire l’essence.

Ces principes actifs entrent dans la composition des produits pour le visage et le corps, dans les crèmes, les masques, les huiles de massage, les enveloppements, etc.

Plante utilisée par les chinois 2.500 ans avant J.C., le thé vert est apprécié depuis des siècles. Le thé vert et aussi riche en caféine, théine et vitamine C.
Le thé vert est stimulant, il a une action tonique et excitante pour lutter contre la fatigue.

La Lavande, quand à elle est surtout connue pour ses propriétés sédatives, antispasmodiques et antiseptiques (son efficacité microbicide a bien été démontrée). Elle est indiquée pour les vertiges, les spasmes, l’eczéma, l’insomnie, l’asthme, les rhumes, les digestions difficiles…

L’Eucalyptus a des propriétés antiseptiques générales et plus spécialement des voies respiratoires et urinaires. Il est aussi fébrifuge, balsamique et stimulant.

Il est utilisé généralement par voie externe en inhalations pour améliorer la respiration lors de rhumes et de sinusites.

La menthe est très connue et aide à calmer les spasmes intestinaux, les crampes digestives, les nausées, les ballonnements. C’est aussi un vermifuge et un stimulant du système nerveux.
L’huile essentielle est souvent utilisée dans les dentifrices et les bains de bouche, ainsi que dans les inhalations ou les pommades contre le rhume.

Cependant, il faut être prudent, le naturel ne rimant pas forcément avec bon pour la santé.
En effet, certaines plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être extrêmement puissants, d’autres sont toxiques à faible dose.

Le fait que l’on n’utilise que des plantes ne signifie pas que cela est sans danger, la culture libre de certaines plantes est interdite dans certains pays, le cas le plus courant étant le pavot dont la culture est règlementée en France et destinée à la seule industrie pharmaceutique.